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Exposition Albert Marquet
itinéraires maritimes
du 15 octobre 2008 au 2 février 2009
Paris - Musée de la Marine
Entrée gratuite pour les membres de l'AAMM
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Albert Marquet est né à Bordeaux en 1875. Vivant ses quinze premières années à
Bordeaux, passant ses vacances dans le bassin d'Arcachon ou à Collioure, Marquet est très tôt
attiré par l'activité portuaire at la mer qui, avec les fleuves, restèrent les lieux de
convergence de sa vie périgrine et les motifs de son inspiration artistique.
Il fait ses études à l'Ecole des arts décoratifs de Paris (1890-1894) où il se lie
d'amitié avec Henri Matisse, puis à l'Ecole des Beaux-Arts dans l'atelier de Gustave Moreau (1895-1898)
où il rencontre Dufy et Camoin. Il copie les grands maîtres au louvre et exécute de nombreux
dessins rapides pris sur le vif dans les rues et sur les quais de Paris. Albert Marquet peint des paysages et des
nus post-impressionnistes qui deviennent de plus en plus colorés et simplifiés, et s'exprime - à
l'instar de Matisse - dans des tons purs.
Au début du siècle, Albert Marquet expose au Salon des Indépendants et au Salon d'Autome,
où il est présent dans la fameuse "cage aux fauves" qui fait scandale en 1905 et prend part à
de nombreuses manifestations organisés à l'étranger (Russie, Etats-Unis, etc.) ; il peint à
cette période des toiles aux couleurs crues et violentes, aux formes cernées de noir. Souvent en vue
plongeante, l'artiste représente la Seine et crée des variations sur ce thème par des temps
et des lumières différentes. De tous les honneurs qui lui sont proposés, Albert Marquet
n'en accepte qu'un seul : sa nomination comme peintre de la Marine en 1945, deux ans avant sa mort à Paris.
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Approches de la mer Travailler dans le silence et la solitude, vivre sans obligation :
pour Marcelle son épouse, se sont les principales raisons de l'amour des voyages de Marquet. Quoi
qu'il en soit il fallait sous ses yeux de l'eau vivante et des bateaux.
La composition des vues des ports et des bords de mer suit une construction rigoureuse et équilibrée,
obtenue par les mâts des bateaux, les bords des jetés, les pontons...; elles mènent le regard
jusqu'à un horizon souvent surélevé et barré par des constructions ou des montagnes.
Ces éléments linéaires reculés répondent à ceux du premier plan
constitué d'un rideau végétal, d'une rangée d'entrepôts, d'un quai, d'un
ban de sable...
Au fil des heures et des saisons
Toute la production de Marquet se caractérise par l'emploi d'une palette réduite, le recours
à un graphisme suggestif, une simplification des formes et un rejet du superflu et de l'excessif.
Marquet manie les tons vifs, magnifiés quand le soleil est de la partie. L'été, l'eau prend
des teintes d'une qualité particulière, affinées par la révérbération
et la pureté de l'air. Quelques traits suffisent, quelques touches rapides, une silhouette est croquée
et son ombre la suit. Le vent se lève, fait claquer les drapeaux et gonfle les voiles des navires.
Le contre-jour durcit les formes, les radicalise dans leurs signes distinctifs, les révèle à
elle mêmes.
Une exposition riche et originale
Pour illustrer les escales maritimes de Marquet et ses choix stylistiques, pour restituer sur le vif sa propre
vision des paysages qu'il contemplait, 70 peintures, 33 aquarelles et une trentaine de dessins ont été
sélectionnés, complétés par des lithographies à sujet maritime qui
révèlent un Marquet peu connu : illustrateur d'ouvrage. Nombre de prêts consentis par des
particuliers sont inédits.
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