N° 244 - Décembre 2006

"Trafalgar et les mémoires nationales"

 

Sommaire du numéro :

 
 
       

Les conséquences de Trafalgar

Entretien avec Michèle BATTESTI, Docteur en histoire, spécialiste de la marine au XIXe siècle et Michel KERAUTRET, Normalien, agrégé, spécialiste des relations internationales à l’époque napoléonienne et de l’histoire de l’Allemagne. Propos recueillis par Bruno PONSONNET,
musée national de la Marine.

"Au Salon de 1807, par un apparent paradoxe, la peinture officielle représente davantage Trafalgar qu’Austerlitz. Ici, Crépin glorifie un épisode héroïque : le combat du Redoutable. Il mêle deux moments : la mort de Nelson, dont la silhouette est visible sur le pont du Victory, et la tentative d’abordage du vaisseau amiral anglais.
Symboliquement, le peintre a représenté le pavillon du Victory flottant dans la mer au bout du mat d’artimon brisé, dominé par le pavillon tricolore du Redoutable.
Il s’agit de gommer une défaite, minimisée par Napoléon lui-même".

 
 
         

La place de Trafalgar dans la pensée navale française, de la Jeune École à Castex

Par Martin MOTTE, ancien élève de l’ENS Ulm, agrégé et docteur en histoire, Martin Motte enseigne aux Ecoles Militaires de Saint Cyr - Coëtquidan, au Centre d’Enseignement Supérieur de la Marine et à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes.

"Assumé ou refoulé, le souvenir de Trafalgar tient une place obsédante
dans la réflexion navale française. Mais l’interrogation qu’il soulève ne se limite pas aux circonstances factuelles de la catastrophe : elle pose le problème du lien entre les choix stratégiques et l’identité nationale".

 
 
         

Trafalgar de Benito Pérez Galdós

Par Sadi LAKHDARI, professeur à l’université de Paris-Sorbone (Paris IV)

"Lorsque Benito Pérez Galdós (1843-1920), un des plus grands écrivains de langue espagnole, et sans conteste le plus grand de la fin du XIXe siècle, entreprend d’écrire ses Episodios nacionales (Episodes nationaux), il décide de commencer la première des cinq séries en 1873 par un court roman d’à peu près 200 pages, Trafalgar, consacré à la défaite franco-espagnole de 1805".

 
 
         

La mémoire de Trafalgar en Grande-Bretagne 1805-2005

Par Nicholas RODGER, professeur d'histoire à l'université d'Exeter.

"En Grande-Bretagne, il a toujours été très difficile de démêler les
mémoires conjointes de Trafalgar et de Nelson. L’officier qui a apporté les premières nouvelles de la bataille à l’Amirauté a annoncé :
« Messieurs, nous avons remporté une grande victoire, mais nous avons perdu Lord Nelson », et ce jour est depuis lors resté, selon l’expression même de Collingwood, comme celui de « notre victoire, par laquelle nous avons tant gagné et tant perdu »".

 
 
         

Les cartes postales anciennes du musée de la Marine

Par Michel HERRERO, chercheur indépendant et membre de l'AAMM, Alain NIDERLINDER et Hélène TROMPARENT-DE-SEYNES, respectivement conservateur-adjoint et conservatrice du patrimoine au musée national de la Marine.

"Lorsque le musée de la Marine était au Louvre, au 2ème étage de la Cour Carrée, côté rue de Rivoli, des cartes postales illustrant certains modèles, objets ou oeuvres conservés dans ses collections ont été diffusées. Elles ont été éditées et commercialisées à partir de la publication du catalogue raisonné du musée de Marine en 19093, dont elles reprenaient la numérotation, jusqu’à l’évacuation des collections du Louvre en 1939".

 
 
         

Navires flibustiers et pirates français dans les Antilles du XVIe au début XVIIIe siècle

Par Jean-pierre MOREAU, docteur en archéologie université Paris 1
Sorbonne, chercheur indépendant.

"On serait bien en peine de réunir une solide bibliographie sur le thème, non pas que le sujet très populaire n’ait intrigué les chercheurs, mais simplement faute de documentation1. Les principaux concernés, flibustiers et pirates, n’ont guère été bavards. Cet article reprend en le développant une partie du chapitre XVI de « Pirates, flibuste et piraterie dans la Caraïbe et les mers du sud, 1522-1725 » (Tallandier, Paris, 2006) de l’auteur".

 
 
         

Le dernier chantier traditionnel de Tadjoura ?

Par Michel MANTIN, secrétaire général de l’AAMM, et passionné de modélisme, qui nous offre ici la vision d’un amateur averti de la marine mondiale et exotique.

"En cette année 2006, alors que le musée national de la Marine présentait une exposition consacrée aux documents photographiques d’Henri de Monfreid, un concours de circonstances amena l’auteur de ces lignes à effectuer un voyage en Afrique de l’Est dans les régions où le célèbre navigateur et écrivain a vécu une grande partie de ses aventures : la république de Djibouti et l’Ethiopie".

 
 
         

Nouvelles acquisitions du musée national de la Marine

Par Frédérique CHAPELAY, conservatrice-adjointe au musée national de la Marine.

"Collection d’objets provenant de paquebots français. Achats en ventes publiques, 2004 et 2005 (MnM 2004.38 et MnM 2005.33)".

 
 
         

Chronique d’archéologie navale

Par Eric Rieth, chercheur au CNRS, il tient depuis de nombreuses années la chronique d’archéologie navale dans Neptunia, et anime également des séminaires au musée national de la Marine.

"Du 24 au 29 septembre 2006 s’est tenu à Mayence, en Allemagne, le 11th International Symposium on Boat and Ship Archaeology. Ce colloque triennal a été remarquablement organisé par Ronald Bockius, directeur du Museum für Antike Schiffhart de Mayence".

 
 
         

Comptes-rendus de colloques

Par Jean CECCARELLI, AAMM, Michel MANTIN, secrétaire général de l'AAMM et Bruno PONSONNET du musée national de la Marine.

 

suivie de la rubrique A Lire et A Relire

 
 
         

La Vie de l'AAMM

  • Voyage AAMM juin 2007 : fjords et histoire maritime de Norvège
  • Actualité en région
  • Programme des conférences de l'AAMM au musée national de la Marine à Paris
 
 
         
 

     
     
 
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